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Septième épisode (15 juin)
«Jacob vit un corps à corps dans la nuit la plus épaisse et un silence absolu ; ils sont deux, mais on ignore ce qui se passe entre eux au ras du sol. Comment la transcendance divine aurait-elle pour nous le moindre sens si elle n’avait aucun point de contact avec la condition humaine ?» (Lytta Basset)
Un nouvel atelier biblique pour l'Année de la foi
Sur les traces de la foi
C'est avec Abraham que les Fraternités de Jérusalem proposent de cheminer, au pas des chameaux dans le désert et «sur les traces de la foi», pendant cette année que le pape Benoît XVI a voulu consacrer à la foi.
Lire ensemble les textes, étudier un passage en particulier, prier avec la Parole, interroger un point plus difficile, illustrer le texte par des commentaires artistiques ou littéraires : voilà ce qui vous est proposé, à un rythme mensuel, à partir du 15 décembre 2012. Et, comme toujours, podcasts et vidéos, espace où déposer vos intentions de prière et vos questions bibliques...
Vous pouvez dès maintenant vous inscrire ! À très bientôt !
Chagall, un portrait
«C’est un artiste extrêmement varié, capable de peintures monumentales et il n’est embarrassé par aucun système», disait de Chagall Guillaume Apollinaire. Tout simplement parce que Chagall ne regarde même pas le système, tout occupé qu’il est à plier, à adapter la réalité à ses propres sentiments, selon sa logique interne, pour en extraire un message poétique, un climat spirituel où l’homme enfin se trouve au large.
Le visuel de l'atelier biblique
Abraham et les trois anges
Marc Chagall, 1966 (huile sur toile, 190 x 292 cm)
Musée national Message Biblique Marc Chagall, Nice
Je contemple cette œuvre merveilleuse. Son mystère me demeure entier. Pourtant je sais bien à quoi elle se réfère. Elle illustre ce qu'on appelle «l'hospitalité d'Abraham» ; l'apparition du Seigneur au chêne de Mambré, selon le chapitre 18 de la Genèse. Le moment où le Très-Haut annonce au vieil homme la naissance improbable, impossible, certaine d'Isaac.
Les sens de l'Écriture
L’Écriture, qui est la Parole de Dieu, doit être entendue dans la foi. Chaque texte résonnant de plusieurs sens possibles, capables de nous éclairer et de faire discerner dans la lettre l'Esprit à l'œuvre, l'Esprit qui révèle le Verbe qui nous parle. Cet article propose quelques pistes sur ce thème important dont nous reparlerons tout au long de l'atelier.
Le chevalier de la foi
Que nous soyons juifs, chrétiens ou musulmans, nous pouvons tous contempler en Abraham un merveilleux exemple de foi. Le judaïsme proclame inlassablement sa foi au Dieu d’Abraham (Genèse 26,24), c’est-à-dire qui s’est révélé à lui et qui a vu le saint patriarche tourner pleinement son cœur vers Lui au point de s’entendre dire «Abraham, mon ami» (Isaïe 41,8 ; Daniel 3,35 ; Jacques 2,23.). L’Islam le regarde, de ce point de vue, comme «un modèle», et lui donne le beau nom de «chevalier de la foi». Le christianisme n’est pas en reste, qui le considère comme celui qui, par excellence, a cru en Dieu, au point que «ce lui fut imputé en justice» (Jacques 2,23) et qu’il en fut par là sanctifié.

